Archive orale consultable par la voix
Exploration du studio, sans commanditaire. Une aînée qui transmet un remède ou un récit ne laisse pas de texte à indexer, seulement un enregistrement que personne ne sait fouiller. Ce concept cherche dans le son lui-même : on pose la question à voix haute, l’archive répond par des extraits.
Ce projet est une exploration interne du studio. Il n’a pas été commandité par un client et n’a pas été déployé.

Contexte
Une grande part du savoir se transmet en parlant, dans des langues qui s’écrivent peu ou pas. Les collectes existent, souvent des heures d’enregistrement bien conservées, mais elles dorment : sans texte, aucun outil d’archivage ne sait y retrouver un passage précis.
Défi
Retrouver une phrase dans des heures de parole suppose normalement une transcription. Quand la langue n’a pas d’orthographe stable, cette transcription n’existe pas, et attendre qu’elle se fabrique revient à ne rien faire.
Notre approche
La recherche s’appuie sur la ressemblance sonore, pas sur le mot écrit. On parle, l’archive renvoie les passages qui sonnent comme la demande, et l’on navigue à l’oreille d’un extrait à l’autre. L’écrit reste disponible pour qui veut lire, mais il cesse d’être la porte d’entrée obligatoire.
Résultat
Un prototype d’interface et un principe d’indexation, restés à l’état d’exploration : ni commandité, ni déployé.
Ce que ce concept cherche à prouver
Interroger un présupposé rarement discuté, celui qui veut que toute recherche passe par l’écrit, et regarder qui se retrouve dehors quand on le garde.