Caisse qui fonctionne sans réseau
Exploration du studio, sans commanditaire. Quand la ligne tombe en plein service, un logiciel de caisse ordinaire fige l’écran et le commerçant reprend son cahier. Ce concept part de l’hypothèse inverse : la vente s’enregistre d’abord sur l’appareil, le réseau ne sert qu’à rattraper le retard.
Ce projet est une exploration interne du studio. Il n’a pas été commandité par un client et n’a pas été déployé.

Contexte
Un commerce de quartier encaisse aux heures de pointe, pas quand la ligne veut bien fonctionner. La plupart des logiciels de caisse supposent pourtant une connexion permanente, et la moindre coupure arrive au pire moment, avec la file qui s’allonge.
Défi
Traiter l’absence de réseau comme l’état normal, et non comme une panne à signaler. Cela déplace le vrai problème : deux appareils qui ont vendu chacun de leur côté doivent se remettre d’accord, sans demander au commerçant d’arbitrer un conflit écrit dans un langage qui n’est pas le sien.
Notre approche
L’écriture se fait en local, la synchronisation attend son heure et se rattrape seule dès que la ligne revient. Les désaccords sont présentés dans les termes du commerce, un article vendu deux fois, et non dans ceux de la base de données. Aucun écran n’attend le réseau pour répondre.
Résultat
Un concept d’interface et une architecture de synchronisation, restés à l’état d’exploration : rien n’a été commandité ni déployé.
Ce que ce concept cherche à prouver
Voir ce qu’une conception gagne quand elle part de la contrainte réseau, au lieu de la corriger après coup.