Carnet de santé qui appartient au patient
Exploration du studio, sans commanditaire. Changer d’établissement, c’est souvent tout raconter une deuxième fois, de mémoire, au moment où l’on est le moins en état de le faire. Ce concept fait suivre le dossier avec la personne plutôt qu’avec l’établissement, sans qu’aucune base centrale n’en détienne l’ensemble.
Ce projet est une exploration interne du studio. Il n’a pas été commandité par un client et n’a pas été déployé.

Contexte
Chaque établissement conserve ce qu’il a produit, et rien de plus. Une personne suivie dans plusieurs endroits se retrouve avec autant de dossiers partiels, et c’est elle qui fait le lien entre eux, de tête, au comptoir des admissions.
Défi
Un dossier que la personne transporte devient un dossier que la personne peut modifier. Il fallait donc le rendre portable et infalsifiable à la fois, et lisible par un soignant même quand la connexion manque.
Notre approche
Le patient porte la clé, l’établissement porte la signature. Chaque acte est signé par celui qui l’a produit et se vérifie hors ligne, sans rien demander à un serveur. Ce qui circule, c’est le dossier de la personne, et aucune base ne le détient en entier.
Résultat
Un modèle de données, un schéma de signature et un parcours d’interface. Le concept en est resté là : ni commandité, ni déployé.
Ce que ce concept cherche à prouver
Prendre au sérieux une question de conception, à qui appartient la donnée de santé, et en tirer jusqu’au bout les conséquences techniques.